Légendes Occitanes

Elles nous accompagnent et sont à l’origine de construction et d’histoires. Parfois un peu saugrenues, parfois enrichissantes. Découvrez les légendes occitanes, qui ont traversé le temps, pour aujourd’hui vous être contées. 

l’Aligot :

On ne peut que rêver d’en savoir plus sur ceux qui sont à l’origine (ou pas) de ce délice de pommes de terre.

L’histoire commence en 590. Le Roi Eutalius rêvait d’avoir un fils, malgré toutes ses tentatives auprès de sa femme et de ses maîtresses, il eut 17 filles et pas un garçon (c’est pas faute d’avoir essayé apparemment il n’a pas chaumé le Eutalius). Très inquiet (17 filles = descendance 0 à l’époque, on était loin du balance ton quoi) il convocat les évêques d’Auvergne, du Gévaudan et du Rouergue connus à l’époque pour être des spécialistes en termes de fécondité et d’enfantement d’un héritier mâle (c’est bien connu ça se maîtrise), pour papoter de comment faire pour avoir un petit Eutalius Jr. 

Ravis de pouvoir étaler leur science ils se donnèrent rendez-vous sur le causse de l’Aubrac pour parler boutique !
C’est donc leur baluchon sur dos qu’ils partirent. L’évêque d’Auvergne apporta des pommes de terre, un choix audacieux quand on à ni beurre ni eau sous la main. L’évêque du Rouergue apporta du fromage, de la crème et du beurre (ouf, heureusement que l’évêque du Rouergue était partisan du slogan ”les produits laitiers sont nos amis pour la vie”, parce qu’avec l’auvergnat ça aurait mal fini cette histoire). Quant-à l’évêque du Gévaudan, un peu radin sur les bords, il parti les mains dans les poches. A mon avis ses collègues ont du lui faire des petits sous-entendus parce qu’il acheta par la suite de l’ail et du sel. C’est pas anodin cette affaire, on dit ça on dit rien !

Le petit problème c’est qu’aucun d’entre eux ne savaient cuisiner et pas un seul n’avaient suivi Top Chef, aussi ils eurent rapidement faim, perso dans leur situation j’aurai mangé un bout de fromage, mais bon, ils m’ont pas l’air très dégourdis. Quoi qu’il en soit, par chance un paysan passa par là et les aida, et par aider je veux dire il mélangea tout dans un chaudron ! Dieu merci, le mélange fut un réel régal et les évêques en mangèrent jusqu’à s’endormir.

À leur réveil, les évêques se sentant un peu lourd mais comblés, décidèrent de rentrer chez eux se promettant de se refaire rapidement une bouffe (enfin une bouffe réalisée par quelqu’un d’autre, on rappelle qu’il on pas une skill en cuisine) ! Et comme ils étaient pas très éco-friendly, ils laissèrent le chaudron dans les causses de l’Aubrac. C’est pourquoi la recette est devenue une spécialité de la région ! 

Quelle belle et touchante histoire, mais on oublie quelqu’un là : Eutalius. C’est quand même lui qui est à la base de leur rencontre ! Eh bien, Eutalius eut six autres filles puis il mourut. 

Morale de l’histoire : ayez des filles. Si Eutalius avait eu un fils, les évêques ne se seraient pas rencontrés et donc l’aligot n’aurait pas été créé. CQFD. 

L’Aligot, perle aveyronnaise

Carcassonne :

Mais d’où vient le nom d’une de plus célèbre cité médiévale de France ? Eh bien d’une femme, mais d’une femme ingénieuse surtout. La légende Dame Carcas (ce nom ne mettrait-il pas la puce à l’oreille) date du VIIIe siècle. L’armée de Charlemagne, Carolus Magnus pour les intimes, était aux portes de la cité. Clairement, il n’était pas venu en ami. Le Carolus ce n’était pas un plaisantin, niveau conquêtes et annexions de territoire, il a un sacré palmarès. 
Bref, Charlemagne était là, à faire son petit siège de la ville, à parler de la pluie et du beau temps. 

À l’intérieur de la cité, une femme, la princesse Carcas, était à la tête des chevaliers (girl power ça plaisante pas). Et grâce à ses instructions, la cité tenu le siège pendant 5 ans (ce qui est genre énorme ! Vous vous souvenez ce que vous faisiez il y a 5 ans ?)
Malheureusement, 5 ans sans le moindre carrefour ou Lidl pour se réapprovisionner, ça commence à être juste niveau nourriture et clairement il ne restait que quelques porcs et du blé (et ensemble ça fait pas des chocapics). Sauf que loin de se laisser démonter, Dame Carcas, n°1 des joueuses de poker sur winamax, elle eu une idée : bluffer ! Aussi sous les yeux des soldats de Carlos, elle se mis à nourrir les porc avec les sacs de blé et les déverser depuis la plus haute tour de la Cité au pied des remparts extérieurs (note de l’auteur : voir si “jeter l’argent par les fenêtres” ne vient pas aussi de cette légende).

Charlemagne et ses hommes, crédules à mort, se sont dit que la cité devait encore déborder de vivres, s’ils les gaspillaient comme ça. Il leva donc le siège (6 ans de perdu, à la place des soldats je l’aurai eu mauvaise, et se serait devenu Carolus Minus).
De son côté voyant leurs ennemis rebrousser chemin, Dame Carcas compris que son idée avait marché du feu de dieu et pour fêter ça a demandé au troubadour d’envoyer la musique, aussi toutes les cloches de ville ont été mises à contribution. Et au loin, un soldat de Charlemagne, à l’oreille assez fine, s’écria  « Carcas sonne ! ». 

Morale de l’histoire : un cerveau vaut mieux que des biscotos. 

Dame Carcas, la bad ass

Le lièvre du Pont du Gard :

Il existait autrefois une très belle jeune femme à Nîmes, aimée et courtisée par un très riche et beau jeune homme (pour l’instant il fait bon vivre d’être cette fameuse jeune fille). Avant de consentir à épouser son bel ami, elle se dit que ça serait super sympa de lui faire faire passer un petit test, pour prouver son amour (mauvaise idée en général) : relier les eaux de la source d’Eure et à celles de Nîmes. 

Ayant la bourse bien remplie (ce qui aide toujours un peu), notre cher ami, embaucha ni-une ni-deux des ouvriers pour entreprendre le boulot, il se dit qu’un pont fera l’affaire (et il avait raison, il en avait dans le zinzin le petit, dommage qu’il veuille épouser une bécasse qui le teste). 
Le problème c’est que niveau faisabilité c’était pas possible (il fallait porter le canal d’une montagne à l’autre par-dessus le Gardon, on est pas architecte ni ingénieur de pont mais ça semble bien compliqué), aussi dès qu’ils posaient une pierre, elle se faisait la malle !
Ceci jusqu’à l’arrivée d’un étranger ! Ce dernier proposa de construire le pont mais à une condition : que le premier individu qui y passerait lui appartiendrait. Donc déjà, c’est très louche de proposer ça et ensuite pas très fin vu que tout le monde compris qu’il s’agissait du diable ! SPOILER ! Bref il claqua des doigts, ou peut être secoua son derrière, les témoignages historiques ne sont pas très précis sur le mode d’emploi de ses pouvoirs particuliers, et le pont s’érigea. 

Sauf que voilà, pas bête la guêpe, personne ne voulut se présenter sur le pont, ce que l’on peut comprendre. Les enfers ça a pas l’air hyper fun, même Lucifer s’en est enfui pour aller jouer aux flics à L.A, donc on ne peut blâmer personne. 
Mais l’amoureux, qui en a dans le zinzin on le rappelle, eut une idée : il prit un lièvre et le lâcha sur le pont, faisant de lui le premier à y passer. Le diable qui à l’autre extrémité du pont attendait sa proie avec impatience, jeta le pauvre lièvre contre le pont quand il s’aperçut qu’il ne s’agissait pas d’un humain. (Vous me direz il ne doit pas avoir une super vue pour ne s’en rendre compte que maintenant, mais bon, on a peut être pas une super mutuelle en enfer, et toute cette fumée ça doit abîmer la cornée).  

De cette malheureuse victime ne reste que son empreinte, marquée à jamais dans la pierre. La bonne nouvelle c’est que le pont du gard est devenu un monument trop famous, donc a fortiori lui aussi, vu qu’il en fait parti. Pour finir, l’amoureux revint à nîmes (probablement un peu effrayé par cette explosion barbare de lapin) pour épouser sa belle Nîmoise et vivre une vie de couple basée sur des épreuves non vegan, sauf que pendant sa petite virée la jeune fille s’était enfermée dans un couvent.

Morale de l’histoire : il n’y a pas vraiment de morale ici, évitez juste de parler aux inconnus louches, c’est tout. 

Le lièvre, victime de son succès

Une cité sans pies :

“Un Géant avait élu domicile dans les ruines du château qui dominait le village, en compagnie d’une pie, et il terrorisait les populations villageoises”. 

Déjà l’entrée en matière n’est pas folle vous me direz. Pourquoi les gens ne peuvent pas vivre en paix, au pire chacun pour soi et dieu pour tous ! Et une pie ? Y’avait pas de corbeau (bad bird en chef)  à dispo dans le coin ? Bref. Comme vous vous en doutez, ça n’allait pas continuer bien longtemps comme ça. Il y a toujours un preux chevalier prêts à mener une noble quête, même dans un village de manants se cache un héros au coeur d’or (on est poète) prêts à pourfendre la bête. Ici, il s’agit de Guilhem. Il réfléchit et se demanda comment approcher le géant sans se faire canarder dès le départ. Il eu l’idée de se déguiser en servante et de faire mine de transporter de l’eau au château (Guilhem adore regarder Rupauls Drag Race est s’y connait bien en transformation, c’est un pro). 

Pendant ce temps, la pie faisait sa petite ronde autour du château du géant, probablement en train de chercher quelque chose brillant à voler (oui on est en train de faire persister des préjugés honteux sur ce volatile). C’est comme cela qu’elle aperçu Guilhemette se dirigeant vers le château. Elle se dit quand même que la servante devait bien manger à la cantine et saucer le plat avec le pain, parce qu’elle avait une sacrée carrure ! En s’approchant un peu plus près, elle découvrit que guilhemette était en réalité… guilhem, le choc ! (C’est une pie particulièrement intelligente, pas le genre à aller fienter à tout va). 

La pie s’en alla vite prévenir le géant, qui aveuglé par l’opulente poitrine faite de coussin de guilhem, lui rétorqua qu’elle était juste une femme femme plantureuse, avec un taille en H ma chérie. (Il se peut que les dialogues aient été détournés pour le bien du scénario). Faisant valdinguer son seau d’eau, Guilhem retira de son fourreau son épée, et s’en suivit un combat à mort. En effet, le victorieux Guilhem précipita son adversaire en bas des falaises du château. A l’époque y’avait pas d’abandon qui tienne niveau combat, c’était à base de Godfroy de Montmirail et de “que trépasse si je faiblis”. 

Sentant le roussi, la pie prit alors la fuite pour aller se cacher on ne sait où, mais plutôt bien apparemment. Et depuis ce jour, les villageois vivent dans la paix et la quiétude, et aucun d’entre eux, bien que la vallée de Gellone soit fréquentée par de nombreuses espèces d’oiseaux, ne revit jamais de pie.

Morale de l’histoire: Toujours écouter ses amis. 

Le château du Géant, exposition sud

Voilà vous savez que quoi ramener votre science au prochain repas de famille, qui sera au vu de la situation actuelle dans un petit moment. La bonne nouvelle c’est que d’ici là, il va y avoir encore pleins d’articles de publiés (OUAIII ! ) et promis on reviendra avec un second article sur les légendes ! 

Alors à très vite !

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